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Salaire pompier volontaire astreinte

Salaire d'un pompier volontaire

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Toujours est-il qu’on voit de plus en plus de SPP compléter leurs maigres revenus officiels par un second travail au noir : bâtiment, restauration, sécurité… Cette pression sur les rémunérations réelles s’est alourdie d’une pression sur la « compétitivité » des pompiers, qu’ils soient pros ou volontaires, réunis dans la même galère : plus de sorties avec moins de personnels.

faire des interventions qui pourraient être faites par des volontaires en raison de leur plus grande proximité de certains accidents , surtout dans les campagnes où il reste parfois encore des casernes qui n’ont pas encore fermé, mais que l’état aimerait fermer La république laïque, est en train de détruire les pompiers, et plus généralement les institutions de France, afin d’envoyer tout cet argent où chacun sait #730531 le 17/02/2014 par samuel Impressionnant votre article, vous avez certainement du y passer plus de temps que la plupart de nos médias sur n’importe quel sujet plus illusoirement prioritaire du quotidien .

Plan Texte intégral 1Les services de secours d’urgence aux personnes et de lutte contre les incendies sont très largement assurés en France par une sorte d’armée de volontaires – anciennement des bénévoles – c’est-à-dire de personnes qui occupent ces fonctions de secouristes et de pompiers en plus et à côté de leur activité normale : études, travail salarié ou recherche d’emploi.

L’âge moyen est de 31 ans, les 18-25 ans représentent 35% des effectifs, 71 % ont moins de 35 ans : c’est à n’en pas douter une activité que l’on pratique jeune, à la fois pour des raisons de capacité physique mais aussi parce qu’avec le temps, l’obtention d’un emploi stable et le fait de fonder une famille finissent par devenir incompatibles avec des gardes postées chaque semaine en caserne.

6  Les guillemets non suivis de références bibliographiques indiquent des citations de conversations 9Par ailleurs, la spécificité du département tient à sa double dimension morpho-géographique : une assez large partie est constituée par de vastes espaces ruraux et reste dans des formes de volontariat « ancienne mode », plus rural, fort bien décrite par Jean-Noël Retière : sociabilité locale, enracinement géographique, familles de pompiers, âge plus élevé, interventions moins nombreuses, plus grande réticence face aux impératifs officiels du SDIS sur la formation continue par exemple, les stages, l’avancement.

7  Sur tous ces phénomènes de « violence urbaine », leurs étiquetages et leurs effets, on consultera 8  L’analogie avec l’univers militaire présente de nombreuses dimensions : depuis le respect de la hi 10Le reste du département par contre est confronté aux grands ensembles urbains, aux problèmes des banlieues et se trouve à proximité du secteur BSPP (militaire) avec des interventions parfois communes (renforts sur La Courneuve dans ce qu’il est dorénavant convenu d’appeler officiellement les « violences urbaines » : cette catégorie d’intervention est apparue officiellement depuis quelques années) , ce qui crée des formes de rivalité mais aussi d’émulation voire d’imitation : on dit de ce département que c’est « très carré .

Cette enquête repose donc sur un travail ethnographique de huit années comme pompier volontaire (à raison de 24 heures de garde en caserne par semaine au minimum) dans un département de la grande couronne (après un passage d’un an à la Brigade de Sapeurs Pompiers de Paris lors de notre service militaire) et sur une série d’entretiens approfondis (une vingtaine allant de 40 minutes à deux heures) entre mars et avril 2008 doublés de multiples conversations plus ou moins informelles avec pratiquement l’ensemble des volontaires du Centre d’Incendie et de Secours de N.

Il est en effet de notoriété publique que certains pompiers volontaires, surtout jeunes et sans emploi, vivent de leur vacation « en faisant tourner » des centres qui manquent de personnels ; la situation tend à disparaître puisque les vacations doivent constituer un complément de salaire et non une rémunération à part entière mais les cas de volontaires faisant du 24/24 (à savoir 24 heures de garde suivies de 24 heures de repos) n’étaient pas si rares il y a peu.

Toutes nos observations tendent à montrer que pendant cette période de huis-clos entre professionnels longue de quatre mois, les formateurs insistent lourdement sur le fait qu’ils sont des « pros », c’est-à-dire de vrais pompiers et beaucoup sortent de leur formation en dénigrant les « Volduches » et autres « PEV » (pompier volontaire) qui prétendent faire le même travail mais n’en ont qu’une connaissance limitée et lacunaire.