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Salaire sapeur pompier volontaire

Pompiers : le paiement des astreintes met le feu

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Les sapeurs pompiers volontaires qui exercent une activité salariée doivent également savoir que le temps passé en mission et en formation sur les heures de travail est assimilé à une durée de travail effectif pour la détermination de la durée des congés payés, de l’ancienneté et des droits aux prestations familiales.

Sapeurs-pompiers professionnels : un régime indemnitaire spécifique Ce régime indemnitaire spécifique comprend :  une prime de feu de 19 %, été intégrée dans les salaires depuis deux ans,  une indemnité de responsabilité, dont le taux peut aller jusqu’à 39 % et qui dépend du grade et des fonctions,  une indemnité de spécialité qui peut être accordée pour la détention d’une spécialité reconnue au sein des SDIS (risque chimique, sauveteur nautique ou feux de forêts, par exemple).

Plan Texte intégral 1Les services de secours d’urgence aux personnes et de lutte contre les incendies sont très largement assurés en France par une sorte d’armée de volontaires – anciennement des bénévoles – c’est-à-dire de personnes qui occupent ces fonctions de secouristes et de pompiers en plus et à côté de leur activité normale : études, travail salarié ou recherche d’emploi.

L’âge moyen est de 31 ans, les 18-25 ans représentent 35% des effectifs, 71 % ont moins de 35 ans : c’est à n’en pas douter une activité que l’on pratique jeune, à la fois pour des raisons de capacité physique mais aussi parce qu’avec le temps, l’obtention d’un emploi stable et le fait de fonder une famille finissent par devenir incompatibles avec des gardes postées chaque semaine en caserne.

6  Les guillemets non suivis de références bibliographiques indiquent des citations de conversations 9Par ailleurs, la spécificité du département tient à sa double dimension morpho-géographique : une assez large partie est constituée par de vastes espaces ruraux et reste dans des formes de volontariat « ancienne mode », plus rural, fort bien décrite par Jean-Noël Retière : sociabilité locale, enracinement géographique, familles de pompiers, âge plus élevé, interventions moins nombreuses, plus grande réticence face aux impératifs officiels du SDIS sur la formation continue par exemple, les stages, l’avancement.

7  Sur tous ces phénomènes de « violence urbaine », leurs étiquetages et leurs effets, on consultera 8  L’analogie avec l’univers militaire présente de nombreuses dimensions : depuis le respect de la hi 10Le reste du département par contre est confronté aux grands ensembles urbains, aux problèmes des banlieues et se trouve à proximité du secteur BSPP (militaire) avec des interventions parfois communes (renforts sur La Courneuve dans ce qu’il est dorénavant convenu d’appeler officiellement les « violences urbaines » : cette catégorie d’intervention est apparue officiellement depuis quelques années) , ce qui crée des formes de rivalité mais aussi d’émulation voire d’imitation : on dit de ce département que c’est « très carré .

Cette enquête repose donc sur un travail ethnographique de huit années comme pompier volontaire (à raison de 24 heures de garde en caserne par semaine au minimum) dans un département de la grande couronne (après un passage d’un an à la Brigade de Sapeurs Pompiers de Paris lors de notre service militaire) et sur une série d’entretiens approfondis (une vingtaine allant de 40 minutes à deux heures) entre mars et avril 2008 doublés de multiples conversations plus ou moins informelles avec pratiquement l’ensemble des volontaires du Centre d’Incendie et de Secours de N.

Il est en effet de notoriété publique que certains pompiers volontaires, surtout jeunes et sans emploi, vivent de leur vacation « en faisant tourner » des centres qui manquent de personnels ; la situation tend à disparaître puisque les vacations doivent constituer un complément de salaire et non une rémunération à part entière mais les cas de volontaires faisant du 24/24 (à savoir 24 heures de garde suivies de 24 heures de repos) n’étaient pas si rares il y a peu.

18  Même si nous ne disposons pas de données sur l’ensemble du département, nous pouvons extrapoler à 19Il est à noter en effet que presque 50% de nos interviewés ont vécu à un moment ou un autre quasi exclusivement de leurs vacations, qui représentent en temps normal un complément de revenus appréciable et apprécié : chacun gagne en moyenne 300 euros par mois pour quatre à six gardes de 12 heures / mois comprenant au moins un (voire deux) week-end.

Toutes nos observations tendent à montrer que pendant cette période de huis-clos entre professionnels longue de quatre mois, les formateurs insistent lourdement sur le fait qu’ils sont des « pros », c’est-à-dire de vrais pompiers et beaucoup sortent de leur formation en dénigrant les « Volduches » et autres « PEV » (pompier volontaire) qui prétendent faire le même travail mais n’en ont qu’une connaissance limitée et lacunaire.